ICEA

Institut de coopération pour l'éducation des adultes
 

Déclaration pour le développement de l'éducation et de la formation des adultes au Québec

Jeudi 10 octobre 2013 - ICÉA

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Attendu les résultats des consultations et de l’évènement 24 heures pour un Québec apprenant et la volonté de respecter l’intégrité des résultats de la démarche;

Attendu qu’ils constituent un cadre de référence qui guidera le travail de l’ICÉA pour les prochaines années;

les membres de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes, réunis en assemblée générale annuelle le 10 octobre 2013, déclarent l’importance de :

 

  • FAIRE RECONNAÎTRE DAVANTAGE L’ÉDUCATION ET LA FORMATION DES ADULTES AU SEIN DE LA SOCIÉTÉ, notamment en visant à
  • Favoriser l’accessibilité [Action 1] : mettre en place une stratégie de communication et de sensibilisation large, adaptée à toutes les réalités et continue, qui mette en évidence les réussites, les ressources et les différentes voies de formation et fasse ressortir toute la diversité de ces dernières.
  • Reconnaître l’éducation des adultes et les personnes apprenantes [Action 5] : réaliser une vaste campagne de promotion, récurrente et inclusive, des différents milieux de l’éducation des adultes en s’appuyant sur des exemples de succès.
  • FAIRE RECONNAÎTRE DAVANTAGE L’ÉDUCATION ET LA FORMATION DES ADULTES AU SEIN DE L’ÉTAT, notamment en visant à
  • Assurer la cohérence et la continuité de l’offre de service [Action 3] : que le MELS assure le leadership par un processus de consultation multisectorielle qui mette en avant les besoins d’apprentissage et de formation des adultes.
  • Financer l’apprentissage et soutenir les adultes [Action 4] : accroître le financement pour l’apprentissage tout au long de la vie par l’investissement et le soutien souple et adapté aux besoins des adultes afin qu’ils puissent exercer leur citoyenneté et l’ensemble de leurs droits.
  • Reconnaître les milieux et leurs contributions [Action 6] : favoriser l’éducation à la citoyenneté à travers l’appareil de l’État (ministères) en accordant un rôle de leader au MELS qui devrait reconnaître l’importance d’une plateforme commune des divers apprentissages.
  • Miser sur l’éducation politique et citoyenne [Action 20] : s’assurer que l’État reconnaisse la nécessité de l’éducation citoyenne (socio-politique, économique, environnementale) de tous les milieux et développer des lieux d’alliance et d’innovation sur la base de l’affirmation collective de la nécessité de l’éducation citoyenne.
  • DONNER AUX LIEUX ET AUX RÉSEAUX DE FORMATION LES MOYENS DE FAIRE FACE AUX ENJEUX DE L’APPRENTISSAGE À L’ÂGE ADULTE, notamment en visant à
  • Améliorer les pratiques afin de mieux répondre aux besoins [Action 10] :
    • reconnaître que la formation des adultes est aussi importante que les autres secteurs par un financement adéquat, des façons d’apprendre différentes et adaptées et Le soutien d’une formation et d’une recherche universitaire (en andragogie notamment);
    • reconnaître les besoins particuliers des adultes apprenants (rythme, approche différenciée);
    • mettre fin à la précarité d’emploi des enseignantes et enseignants et reconnaître leur limite comme « personne orchestre » devant répondre dans un même lieu à un trop grand nombre de besoins spécifiques et diversifiées sans l’appui de ressources spécialisées suffisantes;
    • outiller tous les intervenants pour répondre aux besoins d’éducation. Créer des liens et lieux de réseautage pour mettre en commun nos initiatives et pratiques pédagogiques;
    • créer des ponts et des passerelles entre les secteurs formels et informels afin d’assurer un continuum de services;
    • promouvoir des modes alternatifs d’éducation ainsi que les différents lieux d’apprentissage existants dans le réseau formel et démontrer les résultats atteints.
  • Soutenir la recherche en éducation et en formation des adultes [Action 11] : contribuer au développement de la recherche sur l’éducation et la formation des adultes (théorique et terrain) et assurer le partage et l’appropriation des connaissances auprès des personnes et des organisations.
  • Lutter contre l’analphabétisme [Action 12] : doter l’État d’une vision globale, cohérente et à long terme du problème de l’analphabétisme en élaborant un plan structuré interministériel axé sur un partenariat avec les acteurs du milieu et intégré à l’ensemble des mesures visant l’apprentissage tout au long de la vie des adultes.
  • Faciliter l’accès aux services publics de francisation [Action 13] : revoir et bonifier les conditions d’accès aux services publics de francisation, notamment en ce qui concerne les besoins, les moyens financiers, le choix des lieux, la durée des programmes, les ressources pédagogiques en lien avec les besoins et l’attention particulière aux obstacles.
  • Soutenir la formation générale des adultes [Action 16] : dans le cadre d’un plan d’action politique qui prévoit une révision du mode de financement des 16-18 ans, invertir massivement en FGA de manière à combler les besoins particuliers en ressources humaines et matérielles.  Ce plan d’action politique devra tenir compte des règles précises de formation des groupes en FGA, respecter les spécificités des personnes ayant des besoins particuliers, garantir des services complémentaires appropriés ainsi que la disponibilité des ressources matérielles et financières liées à la formation des élèves (CPE à proximité, etc.).
  • Répondre aux besoins des travailleuses et des travailleurs [Action 14] : rendre les mesures de formation accessibles à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs en tenant compte de leurs besoins en tant qu’individus et personnes en emploi.
  • Miser sur la formation à distance et l’émergence du numérique [Action 15] : réclamer un plan d’action stratégique gouvernemental sur la formation à distance qui serait élaboré en consultation avec les acteurs du milieu et dont le financement serait garanti.
  • Reconnaître le rôle des groupes populaires en éducation des adultes [Action 17] : se donner une voix commune, créer un espace de concertation qui confèrerait au secteur de l’éducation des adultes en général et de l’éducation populaire en particulier plus de poids politique pour se faire entendre auprès du gouvernement, notamment dans le but d’exercer une pression à court terme pour réintroduire l’éducation populaire et une définition large de l’éducation dans une nouvelle politique gouvernementale à venir et, à plus long terme, avoir une influence politique dans l’orientation et l’élaboration de cette politique et assurer un suivi régulier dans sa mise en œuvre et son actualisation.
  • Renforcer la place de la formation continue dans les commissions scolaires, au cégep et à l’université [Action 18] : décloisonner l’administration publique en matière d’éducation pour favoriser la collaboration entre les différents intervenants internes et externes afin de mieux répondre aux adultes apprenants. Se servir du poids démographique des adultes afin d’exercer une pression politique sur les décideurs.
  • Intégrer l’apprentissage tout au long de la vie dans les pratiques culturelles[Action 19] : convaincre la société civile de l’importance d’établir des liens entre les institutions culturelles et les lieux d’apprentissage dans tous les domaines et de la culture (art, science, histoire, etc.), notamment en faisant connaître les pratiques mises de l’avant.
  • RENFORCER LES COLLABORATIONS ENTRE LES DIFFÉRENTES ORGANISATIONS, INSTITUTIONS ET RÉSEAUX, notamment en visant à
  • Promouvoir l’interaction et la concertation régionale [Action 2] : assurer, au niveau régional, des mécanismes de coordination inclusifs, clairs, où les rôles et les responsabilités de chacun sont précisés, afin d’établir des priorités et des projets communs.
  • Reconnaître les personnes qui œuvrent en éducation des adultes [Action 7] : s’assurer que le MELS soutienne financièrement une offre de formation substantielle et accessible (initiale, continue, transfert des savoirs) tant pour les milieux formel et informel qui œuvrent en complémentarité. Cette offre doit répondre aux besoins des différents acteurs et respecter l’autonomie propre à chaque milieu.
  • Renforcer et harmoniser les systèmes et les outils de RAC [Action 8] : créer un regroupement ou une association d’intervenants et d’intervenantes dans le domaine de la reconnaissance des acquis. Assurer l’indépendance et l’ouverture de cette association qui aurait pour tâche de définir une charte de bonnes pratiques ou un cadre d’assurance qualité (ex. : ISO).
  • Améliorer et harmoniser les pratiques d’accueil, de référence et d’accompagnement [Action 9] : répondre au besoin de décloisonnement par le biais de guichets uniques au service des intervenantes et des intervenants dans une philosophie d’harmonisation. Améliorer la communication entre les services pour mieux répondre aux besoins des apprenants en s’affranchissant des modèles actuels.